« Un KTT est un espace de découverte et d’étude des valeurs du bouddhisme. La mise en oeuvre simple de cet enseignement dans notre vie quotidienne est source d’harmonie, de détente, de soutien et de bien-être. Sur cette base, nous pouvons, pas à pas, cheminer dans la direction de l’éveil. »

Jigmé Rinpoché

Lama, Dhagpo Kagyu Ling

Le KTT est une association loi 1901 à but non lucratif placée sous l’autorité spirituelle de la congrégation Karmé Dharma Chakra reconnue par l’Etat. Les KTT sont reconnus par l’Union Bouddhiste Française. Ils permettent d’enraciner le Dharma dans la vie quotidienne de chacun. Il y a à ce jour plus d’une cinquantaine de KTT répartis dans toutes la France et en Europe.

Un KTT est un lieu de rencontre et de pratique pour les personnes qui sont engagées sur la voie bouddhiste. Elles peuvent y pratiquer ensemble et partager leur expérience de l’enseignement du bouddha. Ainsi, la vie d’un KTT est rythmée par des séances de méditation et des pratiques de groupe régulières. C’est aussi un lieu qui permet de recevoir la visite de lamas qualifiés pour guider sur le chemin spirituel tous ceux qui le désirent.

Il permet en outre de rendre l’enseignement du bouddha disponible sur place pour ceux qui n’auraient pas l’occasion de se déplacer dans d’autres centres bouddhistes. Il s’agit de mettre cet enseignement à la disposition de tous.

  • KTT est le sigle de KARMA TEKSOUM TCHEULING, ce qui signifie en tibétain, « lieu rattaché à la lignée Karma Kagyu, où sont transmis tous les aspects de l’enseignement du Bouddha ».
  • KARMA : implique que le centre est placé sous la responsabilité spirituelle du Gyalwa Karmapa.
  • TEKSOUM TCHEU : fait référence à l’ensemble des enseignements transmis par le Bouddha pour montrer la voie de l’Eveil.
  • LING : lieu.

Chaque année, depuis 1977, un nombre croissant de personnes venues de toutes les régions de France, se rencontrent à Dhagpo Kagyu Ling en Dordogne pour écouter les enseignements du Bouddha.

Très vite, certaines d’entre elles émettent le souhait de pouvoir se retrouver pour pratiquer ensemble dans leur région, près de leur domicile.

D’autre part, de nombreuses personnes, intéressées par une recherche spirituelle n’ont pas l’occasion d’entrer en contact avec l’enseignement du Bouddha, soit par manque d’information soit par l’impossibilité de se rendre dans un centre éloigné de chez elle

C’est pour répondre à ces diverses aspirations que les KTT ont été créés à la demande du 16ème Gyalwa Karmapa.

Antennes de Dhagpo Kagyu Ling réparties dans toute la France et en Europe, ils permettent d’enraciner le dharma dans la vie quotidienne de chacun. A ce jour, il existe en France plus d’une cinquantaine de KTT ou groupes du Dharma.

Dhagpo Kagyu Ling

«Dhagpo Kagyu Ling» signifie «lieu de la transmission des enseignements». C’est le siège européen de l’école karma kagyü, une des quatre lignées du bouddhisme tibétain. Son représentant est le XVIIe Karmapa. Fondé en 1975 par le 16ème Karmapa qui désigna lama Jigmé Rinpoché pour veiller sur le développement spirituel du centre.
La vocation de Dhagpo Kagyu Ling est de diffuser, dans toute leur pureté, les enseignements du Bouddha. Il accueille toutes les personnes qui souhaitent puiser à la source d’une tradition authentique et se procurer les moyens d’une transformation intérieure.
Grâce à l’existence de ce centre européen, des milliers de personnes peuvent, chaque année, suivre des stages, recevoir des enseignements, rencontrer des maîtres de sagesse et être guidés par des lamas qualifiés sur la voie de l’Eveil.

Lama Jigmé Rinpoché

Thayé Dorjé, 17è Gyalwa Karmapa

Shamar Rinpoché

Le 16ème Karmapa

Le bouddhisme, une tradition authentique

A l’origine, le Bouddha Shakyamouni, Siddhartha Gautama vécut dans le nord de l’Inde environ 6 siècles avant J.-C. Né dans une famille royale, il mena une existence privilégiée et protégée. À 29 ans, lors d’une promenade hors de l’enceinte du palais, il découvrit la souffrance qui résulte de la vieillesse, la maladie et la mort. Inspiré par une rencontre avec un ermite, il quitta le palais pour suivre une vie d’ascèse. Au bout de 6 ans, il abandonna les austérités extrêmes qui ne le conduisaient pas à une plus grande compréhension du monde. C’est à Bodhgaya qu’il comprit l’origine de l’insatisfaction inhérente à l’existence humaine et le moyen d’y remédier ; il atteignit l’éveil et devint le bouddha Shakyamuni. Le premier discours du Bouddha présente les quatre vérités des êtres nobles : la souffrance, l’origine de la souffrance, la cessation de la souffrance et le chemin qui mène à la libération. C’est le fondement du bouddhisme, qui se divise en 2 sections principales : le theravada, qui s’est répandu en Asie du sud-est, et le mahayana, qui s’est diffusé notamment au Vietnam, au Japon, au Tibet et plus récemment en Europe et aux États-Unis.

Les quatre écoles des lignées de transmission du bouddhisme tibétain

Le Bouddha historique Shakyamuni a donné plusieurs sortes d’enseignements afin de s’adapter aux différentes capacités des êtres. Tous ces enseignements sont inclus dans le Sutrayana et le Tantrayana. Même si le Bouddha n’a donné que des enseignements oraux, ses premiers disciples les ont consignés par écrit et transmis ainsi dans leur forme originale. Des maîtres bouddhistes accomplis ont également écrit de nombreux traités qui expliquent le sens des enseignements du Bouddha. Il est très important d’insister sur la transmission authentique et précise des enseignements. À travers les siècles, différentes lignées de transmission, chacune avec ses propres caractéristiques, apparurent.

Le bouddhisme au Tibet inclut tous les enseignements qui proviennent de l’Inde. Grâce aux efforts des traducteurs tibétains et des maîtres indiens, le corpus complet des enseignements bouddhistes a été traduit en tibétain. De cette manière, le bouddhisme a crû au Tibet jusqu’au milieu du 20e siècle.

Au 8e siècle, le roi tibétain Trisong Detsen invita deux maîtres bouddhistes, Guru Rinpoché et Shantarakshita, au Tibet. En même temps, le roi fit commencer la traduction d’importants textes bouddhistes en tibétain. Cette activité précoce d’enseignement et de traduction donna naissance à la tradition nyingma, la « vieille tradition ». Les enseignements de la tradition nyingma s’appuient sur les textes de cette première période de traduction. Pendant le 11e siècle, une seconde période de traduction prit place, qui impliquait tant la révision de la première terminologie que de nouvelles traductions. Les traditions qui appuient leur transmission sur cette période sont désignées sous le nom de traditions sarma, les « nouvelles traditions ». Parmi celles-ci, les traditions kagyü, sakya et gelug sont les plus célèbres.

  • La tradition kagyü a été introduite au Tibet par Marpa le Traducteur (1012-1097), qui insistait sur quatre transmissions spéciales qui remontent au siddha indien Tilopa et à d’autres maîtres indiens de la lignée du Mahamudra. Fondée il y a près de 900 ans, la lignée karma kagyü est la première lignée de lamas réincarnés. Antérieure de 300 ans à la lignée des dalaï-lamas, elle compte 17 incarnations successives de karmapas Le titre « Karmapa » signifie « Celui qui accomplit une activité de même nature que celle des Bouddhas »
  • La tradition sakya a été fondée par Khön Könchog Gyalpo (1034-1102) qui concentrait sa transmission sur les enseignements exposés par le mahasiddha indien Virupa.
  • La tradition gelug (ou ganden) a été établie par Tsongkhapa (1357-1419) qui insistait sur les enseignements de l’école kadampa fondée au Tibet par le maître indien Atisha (982-1054).

Le bouddhisme est avant tout un chemin de sagesse et un mode de vie altruiste. Les textes bouddhiques proposent des méthodes simples, abordables et facilement applicables au quotidien pour apaiser l’esprit et gagner en clarté, en stabilité et en efficacité. La compréhension et la paix intérieure issues de la méditation font naître davantage de tolérance et de bienveillance. Il devient alors possible de vivre en paix et en harmonie avec autrui. En cultivant sa richesse intérieure, le méditant se développe et devient capable d’aider autrui.

Il y a plus de 2500 ans, le Bouddha a expliqué que tout est impermanent, relatif et interdépendant. Il ne demandait pas à être cru aveuglément, au contraire il invitait chacun à vérifier ces faits par soi-même. Le bouddhisme met donc l’accent non pas sur la foi, mais sur l’examen critique et la perception directe. Les découvertes récentes en physique quantique et en sciences cognitives confirment les vues bouddhiques sur la réalité. L’entraînement spirituel s’appuie constamment sur l’expérience personnelle. Les bienfaits de la méditation sur le corps et l’esprit sont rapidement perceptibles, comme l’ont souligné plusieurs recherches scientifiques